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Les Communautés Carmélitaines Séculières d’aujourd’hui sont le résultat d’une longue histoire et d’une lente évolution commencée dès le milieu du XIIIe siècle, alors que les Frères Carmes, obligés de quitter leur ermitage primitif du Mont Carmel, trouvaient refuge au cœur des grandes cités européennes en état d’effervescence spirituelle et culturelle.
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Ce n’est qu’à partir de 1452 que l’on peut parler du ‘’Tiers Ordre’’, sous le généralat du bienheureux Jean Soreth. Ce Tiers Ordre carmélitain se répandit très largement dans toute l’Europe et bénéficia surtout de la vie mariale carmélitaine. La dévotion au scapulaire du Carmel devint extrêmement populaire, débordant d’ailleurs le cercle du Tiers Ordre proprement dit. Il est incontestable que le
Carmel devint de cette manière une véritable école de vie évangélique pour de nombreux laïcs. Le rôle de ces laïcs est à noter durant la Révolution Française, alors que carmes et carmélites avaient été dispersés.
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Mais c’est au XXe siècle que le Tiers Ordre carmélitain, lié à la Réforme thérésienne, était appelé à connaître son plus grand essor. En 1932, une Instruction fut publiée à Rome, dans laquelle était dessinée la vocation du laïc pénétré de l’esprit contemplatif du Carmel et attentif aux exigences spirituelles et
apostoliques de son époque.
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À partir de 1962, où l’on célébrait le quatrième centenaire de la Réforme thérésienne du Carmel, et dans la ligne du Concile Vatican II, le Tiers Ordre prenait
des orientations qui respectaient à la fois le sens hautement contemplatif de l’Ordre et la place originale du laïcat dans l’Église. Le 10 mai 1979, un décret du Saint-Siège approuvait le texte de la Règle de Vie (texte déjà en vigueur pour une période expérimentale depuis le 26 octobre 1970) et autorisait l’abandon du titre ancien de Tiers-Ordre en faveur d’une dénomination nouvelle, celle d’Ordre Séculier des Carmes Déchaux (OSCD). En 1992, le Père Général modifia le sigle officiel afin qu’apparaisse clairement le sigle OCD (Ordre des Carmes Déchaux) ; cela conduit à adopter le titre officiel d’Ordre des Carmes Déchaux Séculier (OCDS). De nouvelles Constitutions, approuvées par le Saint-Siège le 16 juin 2003, ont remplacé la Règle de Vie.
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Signalons la tenue du premier Congrès International de l’OCDS à Rome, du 8 au 15 octobre 1997, en présence des représentants des 44 pays où sont implantées les Communautés Carmélitaines Séculières. Il y fut décidé de créer un Secrétariat pour l’Ordre Séculier au sein de la Maison Généralice à Rome. Puis eut lieu un second Congrès, au Mexique, du 1er au 7 septembre 2000. En 2005, l’OCDS comptait au plan mondial quelques 40 000 membres, au sein de plus de 2000
Communautés réparties dans 70 pays.
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Qu’est-ce qu’un carme séculier ?
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Il est un baptisé, célibataire ou marié, pleinement engagé dans la société, et qui a perçu et discerné un appel précis : celui de déployer sa grâce baptismale dans la terre du Carmel. Cet appel, vécu dans des contextes de vie forts différents, a cet axe central de chercher la vie en présence de Dieu et l’union divine en toutes choses, particulièrement dans le secret de la prière silencieuse. Le dénominateur commun est bien cet attrait puissant pour l’intimité avec le Seigneur, à laquelle on revient sans cesse pour y puiser lumière et force dans le quotidien de la vie.
Le laïc du Carmel choisit une famille spirituelle, sa Tradition contemplative et son zèle apostolique afin de porter du fruit là où il vit et travaille. Dans l’oraison fidèle, l’Eucharistie si possible, la Prière des heures liturgiques, il se reçoit de Dieu dans la Foi, afin d’être lumière et sel de la terre. Cet appel se vit en fraternité, où, chaque mois, on vient prier ensemble, se former, apprendre à s’aimer et à partager en famille. L’élan apostolique, quant à lui, s’exprime dans une grande diversité d’engagements ecclésiaux, paroissiaux, caritatifs, associatifs ou séculiers. La vocation au Carmel séculier trouve sa parfaite image en la Vierge Marie, modèle d’écoute et de service du Seigneur dans l’humilité du labeur quotidien.
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Pélerinage des fraternités carmélitaines à Lourdes le 16 juillet
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En compagnie des Maîtres du Carmel, Ste Thérèse d’Avila, St Jean de la Croix, Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, le cheminement de discernement et de formation se déroule en 3 étapes principales :
- Un temps de contact et d’intégration progressive à un groupe (sur plusieurs mois, avec des entretiens avec le Président de la Communauté et l’Assistant religieux)
- 2 années de formation avec l’aide du responsable de formation, sous la responsabilité du Conseil de Communauté
- Suite à la première Promesse (temporaire), 3 années de formation, avant de prononcer la Promesse définitive :
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Aujourd’hui en Afrique et au Sénégal
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En Afrique, l’ocds est maintenant bien vivant et particulièrement dans les pays comme le Burundi, Cameroun, Centre Afrique, Congo, Côte d'Ivoire, Kenya, Madagascar, Nigéria, Afrique du Sud, Ouganda, en lien, bien sûr, avec la présence carmélitaine masculine (et féminine) dans ces pays.
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Au Sénégal, l’Ordre séculier en est encore à ses premiers débuts. 2 membres sont actuellement en formation, l’une a déjà prononcé sa première promesse.
Par ailleurs, une association, ‘’Les Amis du Carmel’’, créée il y a quelques années auprès des sœurs carmélites de Sébikotane pour leur venir en aide, regroupe un bon nombre de sympathisants. Ils
se retrouvent chaque année le 1er dimanche après la solennité de Notre Dame du Mont Carmel (16 juillet) pour fêter la protectrice de l’Ordre, fraterniser et se former à la riche tradition carmélitaine. D’autres rencontres permettent de prolonger et nourrir au long de l’année cet enracinement spirituel.
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